Une refonte ratée se reconnaît à un détail : trois semaines après la mise en ligne, le téléphone sonne moins. Le nouveau site est plus beau, mais Google ne retrouve plus les pages qu’il connaissait. C’est évitable, à condition de s’en occuper avant la bascule et non après.
1. Faire l’inventaire avant de construire
Avant de toucher à quoi que ce soit, on dresse la liste des pages de l’ancien site et on regarde lesquelles reçoivent des visites depuis Google. La Search Console le dit gratuitement. Ce sont ces pages-là qu’il faut protéger : elles représentent des années de présence.
2. Garder ce qui fonctionne
Une page bien placée l’est grâce à son contenu. La réécrire entièrement, la fusionner avec trois autres ou la supprimer « parce qu’elle est vieille », c’est repartir de zéro. On la modernise, on la complète, on ne la vide pas.
3. Rediriger chaque ancienne adresse
C’est l’étape la plus souvent oubliée. Si l’adresse d’une page change, l’ancienne doit mener à la nouvelle par une redirection permanente, dite 301. Sans elle, Google tombe sur une page introuvable et finit par l’oublier. Les liens posés sur d’autres sites, eux, mènent dans le vide.
Les pages supprimées pour de bon se traitent à part : mieux vaut les rediriger vers la page la plus proche que vers l’accueil.
4. Surveiller les semaines qui suivent
Après la mise en ligne, on envoie le nouveau plan du site à Google et on regarde les erreurs remonter dans la Search Console. Il y en a toujours quelques-unes. Les corriger dans le mois, c’est limiter la casse à presque rien.
Et si le mal est fait ?
Tout n’est pas perdu. Tant que l’ancien site existe dans une sauvegarde, on peut retrouver les anciennes adresses et poser les redirections manquantes. Plus on attend, moins cela rattrape.
C’est la méthode que nous appliquons à chaque refonte de site, y compris pour le nôtre.