On nous appelle souvent pour un site « qui marchait très bien hier ». En regardant de près, la dernière mise à jour remonte à trois ou quatre ans. Le site n’est pas tombé en panne par hasard : il a été rattrapé.
Les failles sont publiques
Quand une faille est découverte dans WordPress ou dans une extension, elle est corrigée, et la correction est annoncée. À partir de ce moment, tout le monde sait où frapper sur les sites qui n’ont pas fait la mise à jour. Des robots passent leurs journées à chercher ces sites-là. Ils ne visent personne en particulier : ils essaient toutes les portes.
PHP avance, avec ou sans vous
WordPress fonctionne grâce à PHP, un langage installé chez votre hébergeur. Les anciennes versions de PHP cessent d’être corrigées, puis les hébergeurs les retirent. Un thème ou une extension qui n’a pas suivi s’arrête alors de fonctionner, parfois du jour au lendemain. La page blanche, c’est très souvent cela.
Les extensions abandonnées
Une extension gratuite repose sur la bonne volonté de son auteur. Certaines ne sont plus maintenues depuis des années et restent pourtant actives sur des milliers de sites. Elles ne recevront plus jamais de correction. Il faut les repérer et les remplacer.
Mettre à jour sans tout casser
La crainte est légitime : une mise à jour peut provoquer une incompatibilité. La bonne pratique tient en trois gestes. Sauvegarder d’abord, fichiers et base de données. Mettre à jour dans l’ordre, en vérifiant le site entre chaque étape. Pouvoir revenir en arrière si quelque chose se passe mal.
Ce que cela coûte de ne rien faire
Nettoyer un site piraté demande bien plus de temps que de l’entretenir : il faut trouver par où l’intrus est entré, retirer ce qu’il a laissé, vérifier que rien ne reste. Et pendant ce temps, le site est à l’arrêt ou signalé comme dangereux par Google.
C’est exactement l’objet d’un contrat de maintenance. Et si le mal est déjà fait, voyez notre page dépannage WordPress.